Hier au moment du coucher du soleil on avait repéré une petite montagne de laquelle on semblait avoir une super vue sur tout le secteur et on s’était promis que, à défaut d’avoir pu y admirer le coucher on pourrait voir se lever le soleil.

Après la prière on est donc parti rejoindre le sommet 🙂

À chaque fois qu’il nous a été donné l’occasion d’escalader un mont ou de monter au sommet d’une dune nous étions poussés par la même ambition : il doit y avoir une vue époustouflante là-haut, et nous n’étions jamais déçus 🙂

Vous vous souvenez de la grand flaque du précédent épisode ? 🙂

Ici c’est à l’arrière du grand rocher du milieu de la flaque

C’est juste reposant, ça libère les tensions du corps et de l’esprit, franchement les amis, ça vaut mieux que mille et une thérapies (et c’est le psychologue qui vous le dit mdr)

Ça se voit qu’il fait froid ou pas ? 🙂

Vous savez ce qui est extraordinaire ? c’est qu’il n’y a pas d’autres êtres humains que nous, du coup vous avez l’impression que ce désert, ces km carrés, et toute cette étendue et bien c’est chez vous et vous vous familiarisez vite fait avec le coin 🙂

Le jour est bien levé, on lève le camp. Aujourd’hui nous quittons le site de Tadrart (tous les endroits visités jusque là étaient tous au même site de Tadrart souvenez-vous).

Et si vous avez bien suivi vous savez qu’il y a le rituel de la marche matinale 🙂

Il y a le chemin emprunté par les 4×4 (les traces sur le sable que vous voyez) et il y a le raccourci à pieds (la dune que vous voyez au fond à gauche).

De l’autre côté de la dune 😉

En quittant le site de Tadrart nous sommes passés près d’un canyon et quelques gravures rupestres également, et un peu comme d’habitude, ce sont encore et toujours les girafes qui sont à l’honneur

Mais aussi des personnages de l’époque comme celui ci :

Vous commencez à les reconnaître maintenant ces arbres dangereux n’est ce pas ? 🙂 L’euphorbe du désert, de plus près :

En direction du canyon :

Vous reconnaissez également les Acacias du désert 😉

Il y a quelque chose comme une vingtaine de degrés de température de moins avec l’extérieur (en tout cas de mon ressenti lol).

Vous vous souvenez de cette photo ?

Et bien c’est fini, bien que notre séjour n’est pas terminé et que les jours à venir vont nous réserver encore et toujours des paysages extraordinaires, j’ai eu un petit pincement au coeur en quittant le site de Tadrart, je ne sais pas comment vous le décrire ce sentiment. Un mélange de tristesse et de fierté d’avoir pu être là. En 3/4 jours c’est devenu mon chez moi du coup j’ai du mal à le quitter ^^.

Retour (temporaire) à la civilisation, on reprend la route goudronnée pour aller au site de « La vache qui pleure », au début je pensais que c’était juste un surnom donné au secteur, non non, il y a bien une vache qui pleure là-bas 🙂

La route qui mène aux frontières libyennes et nigeriennes

Vous ne remarquez rien sur ce panneau ?

Revenir sur du goudron (même si on n’a croisé personne non plus) était quelque chose de bizarre pour moi, les 3 jours là passés à Tadrart m’ont paru être 3 années, c’est incroyable comment j’avais l’impression de sortir d’un autre monde d’une autre dimension 🙂 (alors que rationnellement ça ne faisait que 72 heures et que rationnellement on n’était qu’à 60 km de la première ville « normale »).

Je vous jure que la sensation est incroyable, vous n’avez pas l’impression que vous étiez dans ce monde, entre les paysages lunaires, le vide, le « bruit » du silence, les étoiles la nuit, l’étendu de sable, le crépitement du feu tous les soirs quand on l’allumait (aucune communication avec l’extérieur n’est possible), avec tout cela on peut vraiment parler de « faire pause dans sa vie » et de « s’échapper un peu de son quotidien ». Contrairement à d’autres voyages, ici, rien ne rappelle notre quotidien, c’est donc une vraie coupure.

Vous savez ce que je me dis ? Je me dis qu’il faut l’avoir fait au moins une fois dans sa vie, et du coup j’ai beaucoup de gratitude pour Dieu qui m’a permis de faire ce voyage, de la gratitude pour Hind mon épouse qui a soutenu le projet là dès le début (bon la contre partie quand même est d’y retourner avec elle inchaallah lol), de la gratitude pour mes compagnons de voyage qui, aujourd’hui, je me dis que je n’aurais pas pu faire ce voyage pour la première fois avec d’autres gars 🙂

Je vous le souhaite à toutes et à tous, au moins une fois 🙂

Allez on roule quelques kilomètres sur le goudron et on rentre dans une partie du désert, plutôt au sud de la ville de Djanet (alors que jusque là on était au Tassili N’Ajjer au Nord).

Gros problème

Enfin pour moi lol, apparemment pas pour tout le monde (oui je balance lol).

Nous avons du réseau mobile là où on est et là où on va, et donc internet, pfffff, comment ça a plombé le truc !

J’en parlerai un peu plus bas 🙂 là maintenant tout de suite on arrive à « La vache qui pleure)

Sur ce grand rocher il y a quelques gravures rupestres et ça donne ça :

On distingue bien le bovidé, c’est l’un des plus visibles, sinon il y a ça :

Je ne sais pas si vous arrivez à bien distinguer les différents bovidés gravés et particulièrement la vache qui pleure ? lol, j’ai zoomé pour vous

Vous voyez la larme qui coule de l’oeil gauche (à gauche sur l’écran) ? c’est la raison pour laquelle ce secteur porte le nom de : La Vache Qui Pleure 🙂

Ce sont des paysages différents de ce que nous avons pu voir les jours précédents :

On dirait un village africain avec plein de maisonnettes mais ce ne sont que des rochers qui sortent du sable 🙂

On n’est pas restés longtemps ici, il était déjà 16h passées et on devait vite gagner notre lieu de bivouac (qui n’était pas loin non plus, à seulement quelques centaines de mètres) pour installer le camp avant le coucher du soleil.

Bien que ce ne soit pas très haut, nous avions une excellente vue dégagée sur les environs et avons tout de même pu admirer le coucher du soleil 🙂

Le repas de ce soir était particulier, fini le truc des jours précédents, là, les smartphones étaient de retour et ça a bien plombé l’ambiance 🙁 même si l’idée était de les zapper mais non ils étaient trop envahissants (idée à creuser : récupérer toutes les cartes sim le jour d’arrivée et les restituer à la fin du séjour ^^).

Demain vendredi inchaAllah on revient à Djanet la ville (donc de la 4G lol), on se ravitaille en eau et en provisions, nous prenons une douche et repartons pour de nouvelles aventures dès l’après midi, le samedi et le dimanche (sans la 4G 😉 )

D’ici le prochain épisode, svp partagez ces récits autour de vous et pensez à vous abonner sur Facebook et Instagram et à bientôt  inchaAllah 🙂

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3 Comments

  1. Salam oalaykom, Inchallah je marque ce voyage sur ma liste qu Allah me facilite pour le faire ! Magnifique récit.
    Une question , qu’est ce que tu ressents lorsque tu te prosternes en plein désert ?

    • Sami Reply

      wa 3alaykoum assalam
      Pour répondre à ta question on dirait que t’es revenu à l’époque des sahabas mdr

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